Batik, endek, songket, geringsing : quelle différence, et que rapporter de Bali ?
Une surprise d'abord : le batik n'est pas balinais, il vient de Java. Quelques ateliers existent à Bali, mais la plupart des batiks vendus sur l'île sont javanais. Les vrais textiles balinais sont ailleurs :
- L'endek : un ikat de trame (les fils sont noués, puis teints avant le tissage, ce qui dessine les motifs). Autrefois réservé aux familles aristocratiques, il est aujourd'hui tissé en quantité à Gianyar, Denpasar, Tabanan et ailleurs.
- Le songket : un brocart tissé de fils d'or ou d'argent, pour les tenues de cérémonie et de mariage.
- Le geringsing : un double ikat (les fils de chaîne et de trame sont tous deux teints avant le tissage), tissé uniquement à Tenganan, un village de l'est où vivent les Bali Aga, les plus anciens habitants de l'île. C'est un tissu sacré, qui peut demander jusqu'à cinq ans de travail. La légende dit que le dieu Indra lui-même en a enseigné la fabrication aux femmes du village. On ne le fabrique que dans trois endroits au monde.
- Le poleng : un damier noir et blanc, symbole de la dualité du cosmos (le bien et le mal). Vous le verrez enroulé autour des statues et des arbres sacrés.
Où acheter ?
- Sidemen, au pied de l'Agung : des ateliers d'endek et de songket, avec des tisseuses sur des métiers à bras.
- Les villages autour de Gianyar, et le marché de Klungkung (Semarapura), réputé pour l'endek.
- Les marchés de Sukawati et d'Ubud, pour les textiles basiques.
Comptez facilement 40 à 60 € la pièce pour un bon endek ou un songket. Dans les boutiques de Seminyak, le même article peut coûter jusqu'à trois fois plus.
Comment reconnaître un vrai tissu ?
- Il est tissé, pas imprimé : on voit la trame.
- Retournez-le : les motifs sont visibles des deux côtés (l'envers est un peu plus pâle).
Le conseil : si vous voulez un souvenir sérieux, allez à la source, à Sidemen : l'achat est plus cher qu'au marché, mais vous repartez avec la tisseuse, son métier et son histoire.
Prix à contrôler avant le départ.