Que découvrir de la culture balinaise, et par où commencer ?
À Bali, la culture ne se range pas dans les musées (même s'il y en a de très bons) : elle est dans la rue, au temple, dans les fêtes. Danse, musique, sculpture, peinture, tissage : à l'origine, presque tout est né dans les temples, pour honorer les dieux et les ancêtres. Les offrandes du quotidien sont déjà de petites œuvres d'art. Et le résultat est visible partout : dans la décoration des maisons, des rues, des temples.
Un tournant intéressant : à partir de la fin des années 1920, des artistes européens s'installent à Ubud, notamment l'Allemand Walter Spies (1927) et le Néerlandais Rudolf Bonnet (1929). En 1936, avec la famille royale d'Ubud, ils fondent Pita Maha, une coopérative qui fait passer la peinture de la commande de temple à l'œuvre autonome, signée et vendue. C'est la peinture que vous voyez aujourd'hui dans les galeries.
Cette rubrique vous fait découvrir cinq univers : le gamelan, les danses, la peinture, la sculpture et les textiles.
Par où commencer ? Un programme simple sur trois jours :
- Un soir, une danse : Kecak à Uluwatu au coucher du soleil, ou Legong au palais d'Ubud vers 19 h 30 (environ 100 000 roupies, soit 6 €).
- Un matin, des ateliers : sur la route de l'aéroport vers Ubud, Batubulan (pierre), Celuk (argent) et Mas (bois) se visitent en une demi-journée. Pour les textiles, Sidemen.
- Un après-midi, un musée : Puri Lukisan, à Ubud, pour la peinture.
Les temps forts de l'année : le Festival des arts de Bali (Pesta Kesenian Bali), de la mi-juin à la mi-juillet à Denpasar, où chaque banjar (communauté de village) envoie ses meilleurs musiciens et danseurs.
Le conseil : la plus belle culture est souvent gratuite : une procession croisée dans un village, un orchestre qui répète le soir dans un banjar. Si on vous invite, dites oui.
Tarifs et dates à contrôler avant le départ.