Qu'est-ce que le gamelan, et où en écouter à Bali ?
Le gamelan est l'orchestre de percussions de Bali. Si vous avez entendu des sons de métal scintillants dans un temple, un spectacle de danse ou un hôtel, c'était lui. Il accompagne presque tout : cérémonies, danses, théâtre d'ombres.
Ce que vous allez voir :
- Les métallophones (gangsa), des lames de bronze frappées au maillet : l'ugal (le plus grave, qui mène l'orchestre), le pemade et le kantilan (les plus aigus).
- Les gongs, dont le grand gong gedé, qui donne la profondeur.
- Les tambours (kendang) : un « femelle » (wadon), plus grave, et un « mâle » (lanang), plus aigu. Ils mènent le tempo et les changements de rythme.
- Les flûtes en bambou (suling) et les cymbales (ceng-ceng).
Le secret du son : les instruments sont fabriqués par paires, légèrement désaccordés, pour créer un battement qui scintille. Les Balinais l'appellent ombak, la « vague ». Chaque jeu d'une vingtaine d'instruments en bronze est fabriqué dans un même atelier, avec un accord unique : il n'y a pas deux gamelans identiques. Les châssis en bois sculpté, rouges et dorés, sont souvent aussi beaux que les lames.
Le style le plus célèbre est le gong kebyar, une musique rapide et explosive, apparue dans le nord de l'île au début du XXe siècle. Sa première présentation publique date de décembre 1915, lors d'un concours à Jagaraga. Il existe de nombreuses autres formations (angklung, gender wayang, selonding), plus anciennes et plus sacrées.
Où en écouter ?
- Les spectacles de danse d'Ubud, avec orchestre complet.
- Les cérémonies de temple, ouvertes aux visiteurs respectueux.
- Le Festival des arts de Bali, de la mi-juin à la mi-juillet à Denpasar.
- Les répétitions et événements de banjar, si vous avez la chance d'y être invité.
Le conseil : pendant une danse, regardez aussi les musiciens : ils jouent souvent par cœur, en échangeant des regards, et sont la moitié du spectacle.