Quelle danse balinaise choisir : Legong, Barong ou Kecak ?
Trois danses se partagent les affiches, et elles n'ont rien à voir entre elles.
Le Kecak, la plus spectaculaire. Pas de gamelan : un chœur d'hommes assis en cercle fait tout avec la voix (« cak-cak-cak »), autour d'un feu, et raconte un épisode du Ramayana (le prince Rama, son épouse Sita, le roi-démon Ravana et le singe Hanuman). Il vient du sanghyang, un rituel d'exorcisme avec transe. La version de scène, telle qu'on la voit aujourd'hui, date des années 1930 et serait née à Bona, d'une collaboration entre le danseur Wayan Limbak et Walter Spies.
Le Legong, la plus raffinée. Une danse de cour, exécutée par une à trois danseuses aux costumes d'or et de rouge, aux gestes codifiés des doigts, des yeux et des pieds, sur un gamelan complet. Elle dure 30 à 45 minutes, et la version la plus courante raconte l'histoire du roi de Lasem.
Le Barong, la plus théâtrale. Le Barong, créature mythique à l'allure de lion, protecteur de l'île, affronte Rangda, la reine des sorcières. C'est le combat du bien contre le mal, avec des moments comiques (un singe), des danseuses de Legong et des guerriers en transe qui retournent leur kriss (poignard) contre eux-mêmes sans se blesser.
Où et quand ?
- Kecak à Uluwatu : tous les jours à 18 h, environ 150 000 roupies (9 €).
- Legong, Barong et autres au palais d'Ubud : plusieurs soirs par semaine, vers 19 h 30, environ 100 000 roupies (6 €).
- Barong à Batubulan : le matin à 9 h 30, environ 1 heure, 80 000 à 100 000 roupies.
Verdict : pour un premier spectacle, le Kecak au coucher du soleil est difficile à battre. Pour l'élégance, le Legong à Ubud. Pour l'histoire, le Barong.
Le conseil : arrivez 30 à 45 minutes à l'avance pour une bonne place, et vérifiez le programme du soir : il change selon les jours.
Tarifs et horaires à contrôler avant le départ.