Où acheter une sculpture balinaise (bois ou pierre), et comment reconnaître un bon travail ?
À Bali, la sculpture est d'abord un art religieux : elle orne les portes, les murs et les autels des temples, protège les entrées avec des statues gardiennes, et habille les masques de la danse. On dit même que les Balinais voyaient autrefois la sculpture sur bois comme un cadeau des dieux. Le commerce de souvenirs est venu après.
Le bois, c'est Mas (et, plus discret, Kemenuh), juste au sud d'Ubud. Vous allez voir :
- Des ateliers de familles de sculpteurs, ouverts sur la rue, avec des salles d'exposition où l'on voit les pièces à tous les stades.
- Des masques de topeng (le théâtre masqué), des statues, des panneaux décoratifs, des meubles.
- Des bois locaux : le panggal buaya (« bois de crocodile ») pour les statues, le bois d'hibiscus, le santal, et d'autres bois importés d'Indonésie.
La pierre, c'est Batubulan, sur la route de Denpasar à Ubud. Les tailleurs y travaillent le paras, une pierre volcanique sombre, tendre et facile à tailler, dans des ateliers à ciel ouvert, au bord de la route. On y voit des démons gardiens, des Bouddhas, des éléphants, des dauphins et des décors pour les temples, les villas et les hôtels. Particularité : cette pierre se patine vite et se couvre de mousse en quelques saisons humides, ce qui donne aux statues leur air ancien.
Comment reconnaître un bon travail ?
- Examinez la pièce sous tous les angles : les détails doivent être précis, le travail soigné.
- Demandez le type de bois : les bois durs sont plus durables.
- Regardez la patine et la finition : c'est un bon indicateur de qualité.
Verdict : les prix paraissent parfois élevés, mais le travail est long, et la négociation reste de mise. Pour une pièce volumineuse, renseignez-vous sur le transport avant d'acheter.
Le conseil : visitez d'abord un atelier sans rien acheter : regarder un sculpteur à l'œuvre est la meilleure façon de comprendre le prix.
Prix à contrôler avant le départ.